VISAGES MASQUÉS

Elle voulut s’allonger sur le sable.
Y renonça.

Elle s’approcha alors de la mer qui s’éloignait à  chacun de ses pas.

Au loin les mazouteurs pénétraient nonchalamment la ligne grisâtre du ciel et de l’eau.

Quelques goélands déchirèrent l’horizon de leurs cris stridents formant des tâches blanches au cœur de ce brouillard de larmes.

En ce lieu… le 11 novembre de l’année 2020… pénétrait inlassablement les âmes à chaque instant… À chaque pas.

Elle voulait simplement s’allonger sur le sable, il se mit à pleuvoir.

Alors, elle se retourna et aperçut les lumières de la ville.
Son mari l’attendait.
Elle lui sourit derrière son masque.

Tous deux rentrèrent à  la maison.
Le temps était compté.
Le confinement s’éternisait.

Tous deux reviendraient sur la plage, pour un instant d’éternité… Un soir d’été.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *