MOURIR BIENTÔT

J’ai offert des violettes au bouddha du salon
Pour un dernier adieu au printemps somptueux
Pianoté le piano, joué des airs joyeux
Et lancé des soleils dans toute la maison

J’ai relu mes poèmes à l’abri de la nuit
Et fait tomber la foudre sur des papiers jaunis
Puis j’ai peint à la gouache un soleil jaune et noir
Sur le grand miroir vide de mon petit boudoir

J’ai roulé les étoffes sur mon corps attendri
Laissant parler mes doigts pour les derniers plaisirs
J’ai saisi mon image au seuil de l’infini
Je me relève enfin, je ne veux plus mourir

Béatrysse Darstray

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