FOURRURE DE NUIT

Tu glisses dans le noir
Et ta fourrure de nuit
Disparaît dans le soir
Sans hâte, tu t’enfuis

Seul ton œil vert trahit
Ta présence et ta course
Dans le ciel, la grande ourse
Te regarde, attendrie

Tu évites les tiges
Des roses qui s’affligent
De leur robe mouillée
Par l’averse passée

Les paysages en pleurs
Provoquent ton humeur
Et même la rosée
N’a pu t’apprivoiser

Mon regard t’indiffère
Tu poursuis ton chemin
Pénétré de mystère
Sous la haie du jardin

Béatrysse Darstray

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